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L'Atelier cuir de Françoise

L'Atelier cuir de Françoise

REALISATION D'ARTICLES EN CUIR - BOURRELERIE - MAROQUINERIE

Articles avec #voyages catégorie

1 Février 2009

101 - mon voyage en Islande - Arrivée

Samedi 29 juillet 1978


Lorsque nous nous réveillons, il reste encore 12 heures avant d'atteindre l'Islande. L'océan est très calme mais le brouillard est toujours présent. Nous passons une bonne partie de la journée à visiter le bateau et le ......self service.






Il est 16 h lorsque nous montons sur le pont, l'air est très frais, le brouillard est toujours là, mais brusquement au dessus de la nappe de brouillard nous distinguons les premières côtes d'Islande.









Le spectacle est féérique, le soleil fait son apparition et l'émotion est intense, un peu comme ces matelots au long cours quand ils aperçoivent enfin la TERRE après des mois de mer.












Déjà les premiers reliefs de cette terre volcanique font leur apparition en se dressant telles des barrières minérales devant le visiteur





Depuis quelque temps déjà, nous sommes escortés par de nombreux oiseaux alors que le Smyril s'engage dans le Seydisfjordur.





Le ciel est bleu,  il y a un soleil magnifique et nous apercevons les premiers sommets neigeux ainsi que les premières maisons de l'ile.



Enfin nous touchons terre, il est 18 h. Les formalités douanières sont longues et fastidieuses, les voitures sont toutes alignées sur le quai et des chiens policiers reniflent chacun des véhicules garés. Après deux heures d'attente, nous pouvons enfin partir.


Nous prenons notre première piste, (il n'y a pas de route sauf à Reykjavik la capitale, enfin à cette époque, aujourd'hui je ne sais pas, mais les conditions climatiques ne favorisent guère la conservation des routes bitumées). Nous cherchons LE terrain de camping de Seydisfjordur. Il est minuit, lorsque nous nous couchons, il fait toujours beau et encore jour, par contre une odeur épouvantable, provenant de l'usine de poisson du fjord nous empeste toute la nuit


Le lendemain nous nous réveillons sous un soleil resplendissant, nous allons commencer notre voyage.


~ ~ ~


Petite explication très succincte pour vous expliquer l'origine volcanique de l'Islande. La terre est composée (entre autres) de plaques reposant sur une couche de magma. Ce sont les plaques tectoniques. Comme elles « flottent », elles se déplacent. Certaines s'écartent comme au milieu de l'océan Atlantique, comme une plaie géante, laissant s'échapper le magma qui au contact de l'eau va durcir et s'amonceler sur les bords de cette plaie qui ne cesse de s'agrandir.

A force de s'entasser, cette roche volcanique va finir par sortir de l'eau et c'est là qu'apparait l'Islande, qui s'agrandit d'années en années, centimètres par centimètres. Elle se situe donc au beau milieu de la ride médio atlantique et c'est pour cela que cette terre est en constante évolution volcanique.


Comme ces plaques s'écartent l'une de l'autre, à l'autre bout, çà coince, alors les plaques opposées vont se chevaucher, l'une va passer en dessous et être digérée par le magma, pendant que l'autre va s'élever et

comme cela ne se fait pas sans friction, cela génère des tremblements de terre.


~ ~ ~


Avant de découvrir ces paysages tous aussi fabuleux les uns que les autres, je vous propose de regarder la carte afin de suivre l'itinéraire que nous allons emprunter.





Reprenons la route (ou plutôt) la piste vers le sud de l'ile, en direction de Hofn, et continuons sur la côte sud pour arriver au lieu dit : Jokulsarlon. C'est là que s'achève le plus grand glacier d'Europe le Vatnajokull, où ses glaces tombent dans la mer (il ne faut pas oublier que l'Islande fait partie de l'Europe)




Nous décidons de nous arrêter là et nous montons notre tente dans ce lieu féérique afin de pouvoir profiter largement du spectacle qui nous est offert. C'était sans compter les sternes et les pluviers dorés qui nous ont attaqués, mécontents de notre présence ; on était être trop près des petits, c'est pas grave on s'est installé un peu plus loin.



De nombreux « glaçons » flottent dans une petite mer intérieure avant d'atteindre l'océan




















Seul un pont de bois, jeté par dessus ce bras de mer nous permet de continuer notre route,




On se retrouve de l'autre côté, on a encore beaucoup de choses à découvrir.......





Publié par Françoise à 09:20am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #VOYAGES

1 Février 2009

96 - voyage en Islande 2ème partie

Cela fait bienôt 14 heures que nous naviguons sur cet océan Atlantique Nord, sans pouvoir sortir, après avoir passé une nuit inconfortable  en dormant par terre et nous avons peiné à trouver un petit peu de sommeil.

mardi 25 juillet 1978
Il est 6 heure (heure locale), lorsque nous atteignons les côtes des iles Féroes, le plafond est très bas et un important brouillard envahi les iles.
2 h 30 seront nécessaires pour sortir de la cale et accomplir les formalités douanières.


Comme nous sommes bloqués sur les iles pendant 4 jours, nous décidons de partir tout de suite en exploration. 30 % de la population soit environ 12 000 personnes (en 1978) réside à Torshaven la capitale,



Les Féroes sont un archipel de 18 iles qui furent découvertes par des moines Irlandais vers l'an 800, elles devinrent danoises en 1816. Ce n'est qu'en 1948 que le Danemark leur accorda un statut d'autonomie interne, leur idiome et leur propre drapeau.

L'économie repose essentiellement sur la pêche hauturière ainsi que sur l'élevage de quelques 80 000 ovins qui paissent sur des étendues de lichens, de mousses et de tourbes détrempées par le brouillard et l'humidité. Vers Heidi, les  falaises plongent de 350 m dans l'océan, le plafond est toujours aussi  bas, nous descidons d'aller planter notre tente sur l'ile de Esturoy au pied du point culminant le Sloettaratindur (882 m). Tout est détrempé, nous trouvons un speudo cratère surélevé pour planter la tente. Le brouillard nous envahit.

Regardez bien la petite tâche bleue ciel en bas à droite c'est notre tente avec la voiture à côté.
En fin de soirée, une éclaircie nous permer d'apercevoir le sommet que nous projetons de gravir ces prochains jours.

Pendant la nuit, le vent se lève et forcit au point de nous réveiller vers 2 h du matin, nous obligeant à sortir de la tente, Surprise il fait jour ! mais pas le temps d'épiloguer, une rafale soulève le double toit, arrache les piquets et s'engouffre avec violence sous la tente; Branle bas de combat on plie en catastrophe et on finit la nuit dans la voiture. Compte tenu du temps, nous abandonnons notre projet d'ascension.

Le lendemain, nous tentons quelques visites mais partout où nous allons tout est dans la grisaille le vent et la bruine.

Vendredi 28 juillet 1978
Nous constatons que le temps est toujours aussi pourri et nous descendons vers le sud de l'ile. Nous visitons les fermes de Kirkjubour assez typiques.
Autrefois, les fermes étaient construites en fonction des conditions climatiques et des moyens de l'époque ; aujourd'hui beaucoup de fermiers ont conservé le style et le mode de construction de ces demeures. Les toits sont tapissés de mottes d'herbe reposant sur une couche d'écorce de bouleau, isolant ainsi les habitants du froid et de l'humidité

Bien sûr l'herbe pousse, donc il faut faucher !!!

Même la vieille église de  Porkeri,  construite en 1946 a gardé cette couverture naturelle (tien il faut que j'envoie cette photo à Kelly!)

Nous regagnons Torshaven et vers 18 h nous apercevons avec soulagement notre bâteau arriver, enfin !... mais patience, il faudra attendre jusqu'à 23 h 50 avant d'embarquer, le Smyril faisant un aller et retour à Vagur sur l'ile de Suduroy. Enfin nous nous précipitons dans le salon afin d'avoir une banquette pour la nuit et enveloppés dans les couvertures du bâteau, nous sombrons dans le sommeil, embarqués pour la dermière partie de notre trajet pour l'Islande . La mer est calme. Alors bonne nuit et on se retrouve pour la 3ème partie de notre voyage.








Publié par Françoise à 09:10am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #VOYAGES

1 Février 2009

94 - mon voyage en Islande

pardon aux abonnés qui auraient déjà reçu cet article, mais il semblerait que la newsletter n'ait pas fonctionné, c'est pourquoi je relance l'édition aujourd'hui.

En cherchant dans mes vieux albums des photos d'églises pour Kelly, je me suis replongée dans mon passé, et j'ai eu envie de vous faire partager mes voyages,  moments de bonheur déjà lointains, hélàs !

Voici donc le premier volet de mes aventures, car à cette époque c'était déjà une petite aventure.

L'ISLANDE - 1978 - 1979

Tout d'abord pour ceux qui ne situe pas l'Islande, une petite carte pour vous mettre en situation ,


Située à moins de 300 kilomètres du Gröenland, l'Islande restait une des dernières régions non polluées de notre planète. Elle attirait surtout les ornithologues, les géologues, les botanistes et les volcanogues. Elle n'était pas encore touristique.

LE VOYAGE
Comme nous devions y aller en voiture, il nous fallait rejoindre l'extrême Nord de l'Ecosse, afin d'y prendre le bâteau

Nous sommes donc partis de Paris le vendredi 21 juillet 1978 à 18 h30, non je n'ai pas une excellente mémoire (+ de 30 ans quand même) mais à l'époque j'avais fait un petit journal de bord, relatant nos péripéties de chaque jour. C'est donc de nuit que nous nous présentons sur l'embarcadaire du ferry à Calais pour rejoindre Douvres de l'autre côté de la Manche, les travaux du  tunnel n'étaient même pas commencés. Après une traversée calme nous arrivons à Douvres à 3 h du matin et il faut rouler à gauche (une première pour nous). Par l'autoroute, Londres est vite rejointe, puis nous filons vers  The North, Newcastle, Edimbourg, Aberdeen puis jusqu'à l'extrême nord à Scrabster dans la baie de Thurso. Au passage on a pu admirer de splendides paysages de landes, des châteaux hantés (???) certains vous diront que oui, de jolis petis manoirs qui laissent rêveurs :

 

Enfin voilà notre port d'embarquement où nous arrivons le lundi 24 juillet en fin de matinée.



Vers 17 h après les formalités,  nous montons sur le bâteau. Ce bâteau s'appelait le Smyril et ce qui est amusant c'est qu'aujourd'hui la seule compagnie qui effectue toujours cette traversée, s'appelle la Smyril Line.

Nous somme dans les premiers à embarquer car la première année, nous sommes partis avec notre petite voiture une Golf et les voitures montaient en premier sur des passerelles suspendues de chaques côté du bâteau dans toute la longueur. Ensuite les gros véhicules et les camions étaient soigneusement rangés dans le fond du bâteau, les employés gonflaient des sortes de gros oreillers qu'ils glissaient entre les camions.


Voilà nous sommes sur le bâteau, et montons tout de suite dans la  grande salle à manger pour nous garder une place, car il n'y avait que deux solutions ou fauteuils inclinables (pas les moyens) ou dormir par terre ou sur les banquettes dans la salle.


Enfin c'est le départ, les moteurs se mettent en marche et nous partons pour une traversée qui durera 14 heures jusqu'aux Iles Féroes qui sont à mi chemin entre l'Ecosse et l'Islande,. où nous ferons une escale obligatoire. L'océan nous bouscule quelque peu, les consignes sont données : ne pas sortir sur le pont : le sommeil est très très dur à venir, on tangue, on roule.... heureusement que nous avions emporté une boîte de petites pillules contre le mal de mer.

Je vous donne rendez-vous à la prochaine escale aux Iles Feroes, archipel danois perdu dans l'Atlantique Nord

Publié par Françoise à 09:00am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #VOYAGES